Methodes Agiles et Design d’interaction

J’ai fait Mardi dernier pour Designers Interactifs une présentation que j’avais annoncée dans un précédent billet sur les méthodes agiles et le design d’interaction.

Le public était varié puisque l’on y trouvait des directeurs artistiques, développeurs et graphistes. Dont certains qui avaient déjà entendu parler de l’agilité. Il y avait même quelques pratiquants dans l’assemblée. La présentation avait plusieurs objectifs.

Tout d’abord montrer les problèmes que soulèvent les pratiques classiques de gestion de projet et ce qu’apporte l’approche agile. Ensuite montrer les points communs avec le Design centré utilisateur : approche centre sur le client, importance des tests et du feedback utilisateur.

Mais aussi montrer les changements de comportement que ça implique. Le principal est d’abandonner le fonctionnement traditionnel par phases pour une approche itérative ou le produit est progressivement raffiné. Enfin donner une idée des pratiques agiles qui peuvent être mises à profit par les designers interactifs pour évoluer. C’était presque un manifeste pour une ergonomie agile.

La présentation est disponible sur slideshare en slidecast, c’est a dire avec une bande son qui l’accompagne. Seul petit hic, en ce moment il ne fait pas bon courir dans les bois pendant des heures sous la grêle et ma voix n’est donc pas des plus claires… Pour ceux qui veulent creuser un peu la question de l’utilisabilite agile, Scott Ambler en donne un bon apercu.

J’étais très curieux à la fois de l’accueil que pourrais recevoir une telle présentation et des échanges qui pouvaient s’ensuivre et je n’ai pas été déçu. On a eu des témoignages, avec notamment celui d’une graphiste qui travaille dans une équipe XP avec une itération d’avance par rapport aux développeurs et à qui l’approche agile semblait très naturelle.

On a aussi abordé les obstacles que chacun pouvait voir à passer à une approche agile. Celui qui est le plus revenu est celui de l’implication des clients non matures : - des clients qui ne s’impliquent pas dans la boucle, - une perspective client bicéphale, - des clients qui veulent se décharger de toute responsabilité, - des clients qui veulent tout, tout de suite…

C’est vrai, l’approche agile demande d’éduquer le client, de lui faire comprendre qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre : un produit qui me correspond, mais sans m’impliquer… Toutes les fonctionnalités, maintenant ! Pour ça, il faut mettre en place les choses progressivement, en lui donnant une visibilité sur l’avancement, en l’assistant pour piloter le projet par la valeur, et surtout en effectuant des livraisons fréquentes de produit bien concret.

Viens ensuite l’inévitable question des contrats. J’aurais d’ailleurs pensé que cette question se serait invité au débat avec plus d’ardeur, je suis positivement étonné. En effet, les participants n’était pas trop inquiets à l’idée de fonctionner par lot.

Bref, un accueil très positif. Certains seraient même conquis par l’agilité et pourtant, je n’ai pas parle de télépathie

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01/01/2008

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